La vache 5 étoiles de Simon ce 18 août …

Aujourd’hui c’est moi qui décolle en premier et fait donc office de buse pour les copains. Patrice me remorque vers les premiers cumulus au nord du terrain. Une fois atteint le plafond je peux traverser tranquillement le Tarn et continuer vers Villefranche. C’est une bien belle journée qui s’annonce, les pompes sont rapprochées et ce serait sympa de tirer jusqu’au Cantal. Bernard grâce à son transpondeur peut passer dans la TMA de Clermont et Antoine suit à quelques kilomètres. Après une petite hésitation j’hésite à coller au plafond mais les images sont belles devant et je continue vers Aurillac. Je loupe une pompe, l’altitude continue de diminuer et le sol lui se met à monter rapidement. J’ai un beau champ en visuel mais j’aperçois un tracteur, je repère un deuxième champ. Je commence à être bas et je n’ai plus beaucoup de marge pour jouer. Après quelques tentatives pour accrocher un vario, je dois m’avouer vaincu et je pose le Cirrus.

 

 

Bon la journée va être longue et j’ai pas pensé à emmener un bouquin. Je prends une photo du planeur sur laquelle on aperçoit bien les cumulus dans le ciel…c’est rageant. Vu la distance je vais monter sur le podium de la coupe des vaches.
Je passe la bonne nouvelle à la radio, à Graulhet ça doit jouer à la courte paille pour savoir qui viendra me chercher. Et je confirme c’est bien sud Aurillac et pas Gaillac…
Je vais frapper à la porte de la maison la plus proche et je tombe sur un sympathique grand-père et sa famille qui viennent voir le planeur. On discute, on fait des photos puis je pars faire un tour en vélo avec le petit fils. Au retour j’ai droit à l’apero avec les voisins, ça tombe bien je ne connaissais pas la Gentiane et le jambon de porc n’est pas mauvais du tout.
Comble du hasard j’ai atterri chez un ancien collègue de Pierre CAZEAUDARE. Ça ne s’invente pas. Je suis invité à rester dîner, au menu lasagnes, tiramisu, digeo et café…
Sur les coups de 23h30 la rescue team arrive avec Jacques en chef d’orchestre pour démonter le cirrus. Ça traîne pas et au moment de partir on nous propose de goûter le vin local, sans abus bien sûr! On profite de ce super moment de convivialité (c’est ça l’esprit de la vache!) , en plus le fils a travaillé avec Centrair décidément…on achète même du miel pour le souvenir puisque monsieur est aussi apiculteur.

 

Passé 1h on prend enfin la route et on arrive à Graulhet vers 4h du matin. Demain ça va piquer au réveil…
Encore merci à tous mes dévacheurs pour avoir avaler tous ces km! En attendant de vous rendre la pareille 😉

Simon

Tour de France en planeur 2020


Après le succès du Tour de France 2019, Ludovic et Clément ont remis ça cet été.
Crise sanitaire , il a fallu adapter le projet et limiter l’éventuelle extension européenne (Allemagne / Espagne) ?
Du fait des très bonnes retombées médiatiques 2019, une des principales nouveautés est le prêt par le constructeur Schempp Hirth d’une machine de démonstration. Il s’agit d’un discus 2 FES. Un grand classique, aux performances reconnues et superbe, il est donc équipé dans cette version d’un moteur électrique permettant de prolonger les vols, au besoin. Ce type d’équipement est un plus pour le devenir du vol à voile. Ludovic et Clément le présentent ainsi dans les différents clubs où ils se posent.


La seconde nouveauté est de faire un tour orienté tourisme. 2019 avait vu de très grosses performances. 2020 ne lâche rien de ce côté-là mais l’idée est de faire découvrir la France grâce au vol en planeur en survolant des points connus de notre beau pays. Cela implique quelques contraintes dans les vols prévus, ce qui ajoute un peu de piment.
Partis d’Allemagne 3 jours plutôt, nous avons eu la chance de les accueillir à Graulhet samedi 15 août. Après Dijon, Lyon, le pont du Gard et Brioude, c’est le Tarn, la cité du cuir et leur club préféré qui était visés. Accueillis comme il se doit par des membres envieux de leur belle machine, ils sont repartis vers le Gers puis la Vendée.


Entre temps un petit essai avait pu être fait localement par 2 chanceux membres de l’ATVV.
La météo de ce mois d’août 2020 est un peu plus capricieuse et notamment au nord de la France. Après les orages du début de parcours, le retour vers l’Allemagne en fin de semaine risque d’être aussi à suspens.
L’aventure continue et c’est bien l’essentiel. L’ATVV est fière de voir ce projet se poursuivre et soutient cette belle idée.
Que nous réserverons les 2 compères en 2021 ? Affaire à suivre….

Lien pour suivre leur périple: « https://www.planeur-tarn.fr/tour-de-france-en-planeur-2020 »

Patrice

Du rêve, encore du rêve …

Quel plaisir ce samedi 15 août de voir à nouveau Léo venir nous visiter. Il y a 2 ans nous avions pu organiser un premier vol avion, puis planeur pour Léo grâce à l’entremise de OSE ISAE. Léo réalisait ainsi son rëve de voler….alors pourquoi pas ne pas poursuivre ce rêve ? Un appel de son papa Xavier aura suffit à déclencher ce vol non prévu. Le rendez-vous devient donc annuel puisque Léo vient régulièrement à Graulhet. Désormais bien rôdé ; Léo fut installé en place arrière du Twin en mode grand confort pour un vol pas tout à fait comme les autres.


Un remorqué un peu plus long qu’à l’habitude lui a permis de monter sous la confluence jusqu’à 2000 m, de survoler Albi et d’oublier pendant quelques dizaines de minutes son handicap.
Léo est toujours aussi fana d’aéronautique et toujours aussi pointu en informatique, orientation à laquelle il se destine.
Le rendez-vous n’est pas fixé mais on remet ça en 2021 !…et on prendra le temps de faire voler papa et/ou maman.
Merci à Vincent, le pilote, lui-même très investi auprès des jeunes dans OSE ISAE précédemment.

Patrice.

Un mois d’août très féminin !

Tout cet été, les stagiaires se succèdent à l’ATVV. Ce mois d’août a la particularité de voir se succéder
3 stages à forte connotation féminine, avec 3 à 5 jeunes filles chaque jour en piste.
Estrella, Julietta, Angelique, Marie Sara, Emma, Kiara, Myriam, Maylis, Isabelle , Julia ont chacune
des objectifs différents. Simple découverte, sport loisir ou volontés affichées de carrière dans
l’aéronautique civile ou militaire, elles montrent combien il y a de la place pour les féminines dans
notre monde souvent encore majoritairement masculin…

 


Y-aura-t-il parmi elles une candidate pour suivre l’exemple de nos championnes du monde 2020?
Une d’entre elles sera-t-elle la première instructrice ATVV ou une de leurs ainées très dynamiques
les précédera-t-elle ?
A vous les rênes et comptez sur nous pour vous accompagner même si, et surtout si, votre envie est
juste de vous régaler en vol au gré des ascendances.
Mesdames, qui liriez cet article, n’hésitez pas à franchir le pas si le rêve de voler vous a un jour
effleuré.
En attendant un petit vent de fraîcheur souffle et on en a bien besoin !

Patrice.

A la découverte d’Issoudun

Nos sportifs avaient déjà testé Issoudun et la région Centre les années passées. Les vols réalisés faisaient envie. L’idée de tester en mode stage avait germé, ce qui permettrait de proposer d’autres types de vols, en complément des stages montagnes ou de l’Espagne (elle aussi compliquée cette année).
Le calendrier 2020 plus calme par obligation, nous a offert cette opportunité, et, c’est ainsi que nous sommes partis Duo et LS6 en remorque à 3 pilotes ( Clément, Hugo, Patrice)

 


Autant dire que nous n’avons pas eu de regrets.
Arrivée le mardi 10h, nous décollions à 12h. Journée annoncée en thermique pur, les premières nuelles semblaient pourtant prometteuses. Elles le furent, permettant un vol en paire sous cumulus ( et quels cumulus !) de quasi 600km. Une petite découverte qui nous a amenés jusqu’à Troyes.
Les 3 jours suivant furent effectivement en thermiques purs et très chaud. Pour autant la zone propose globalement une masse d’air homogène. Nous avons pu faire chaque jour des circuits en but fixés supérieurs à 300 km, en alternant les secteurs vers le sud est parisien, Tours, ou encore Poitiers.

 


La zone permet donc clairement des types de vols relativement rares dans le sud-ouest. L’homogénéité des masses d’air sur de longues distances permet de bien anticiper les circuits. Elle est assez simple à appréhender pour des jeunes campagnards aussi.
Dans la plupart des secteurs la vache n’a rien à voir à cette période, avec le Tarn.
La plateforme dispose de riches infrastructures qu’il s’agisse de l’accueil ou des pistes.
Les zones ne sont pas si pénalisantes.
Nous ne sommes qu’à 5h de route.
Belle expérience….il ne manquait que l’ambiance et la dynamique Graulhetoise que nous retrouvons avec plaisir.


Merci au CA d’avoir permis l’emprunt du Duo.

Patrice.