Un mois d’août très féminin !

Tout cet été, les stagiaires se succèdent à l’ATVV. Ce mois d’août a la particularité de voir se succéder
3 stages à forte connotation féminine, avec 3 à 5 jeunes filles chaque jour en piste.
Estrella, Julietta, Angelique, Marie Sara, Emma, Kiara, Myriam, Maylis, Isabelle , Julia ont chacune
des objectifs différents. Simple découverte, sport loisir ou volontés affichées de carrière dans
l’aéronautique civile ou militaire, elles montrent combien il y a de la place pour les féminines dans
notre monde souvent encore majoritairement masculin…

 


Y-aura-t-il parmi elles une candidate pour suivre l’exemple de nos championnes du monde 2020?
Une d’entre elles sera-t-elle la première instructrice ATVV ou une de leurs ainées très dynamiques
les précédera-t-elle ?
A vous les rênes et comptez sur nous pour vous accompagner même si, et surtout si, votre envie est
juste de vous régaler en vol au gré des ascendances.
Mesdames, qui liriez cet article, n’hésitez pas à franchir le pas si le rêve de voler vous a un jour
effleuré.
En attendant un petit vent de fraîcheur souffle et on en a bien besoin !

Patrice.

A la découverte d’Issoudun

Nos sportifs avaient déjà testé Issoudun et la région Centre les années passées. Les vols réalisés faisaient envie. L’idée de tester en mode stage avait germé, ce qui permettrait de proposer d’autres types de vols, en complément des stages montagnes ou de l’Espagne (elle aussi compliquée cette année).
Le calendrier 2020 plus calme par obligation, nous a offert cette opportunité, et, c’est ainsi que nous sommes partis Duo et LS6 en remorque à 3 pilotes ( Clément, Hugo, Patrice)

 


Autant dire que nous n’avons pas eu de regrets.
Arrivée le mardi 10h, nous décollions à 12h. Journée annoncée en thermique pur, les premières nuelles semblaient pourtant prometteuses. Elles le furent, permettant un vol en paire sous cumulus ( et quels cumulus !) de quasi 600km. Une petite découverte qui nous a amenés jusqu’à Troyes.
Les 3 jours suivant furent effectivement en thermiques purs et très chaud. Pour autant la zone propose globalement une masse d’air homogène. Nous avons pu faire chaque jour des circuits en but fixés supérieurs à 300 km, en alternant les secteurs vers le sud est parisien, Tours, ou encore Poitiers.

 


La zone permet donc clairement des types de vols relativement rares dans le sud-ouest. L’homogénéité des masses d’air sur de longues distances permet de bien anticiper les circuits. Elle est assez simple à appréhender pour des jeunes campagnards aussi.
Dans la plupart des secteurs la vache n’a rien à voir à cette période, avec le Tarn.
La plateforme dispose de riches infrastructures qu’il s’agisse de l’accueil ou des pistes.
Les zones ne sont pas si pénalisantes.
Nous ne sommes qu’à 5h de route.
Belle expérience….il ne manquait que l’ambiance et la dynamique Graulhetoise que nous retrouvons avec plaisir.


Merci au CA d’avoir permis l’emprunt du Duo.

Patrice. 

Le cervin survolé par Christian: « Somptueux!!! » Merci de nous faire partager ce beau vol !

 

Au briefing météo de ce matin du 23 juillet 2020, les conditions sont plutôt bonnes, la masse d’air bien instable, mais avec un risque d’orages et un flux d’Ouest marqué à partir de 1500 m. Il convenait donc de bien surveiller cette tendance instable et humide qui pouvait compliquer les vols. La dorsale anticyclonique attendue étant encore loin des Alpes.



Top Meteo et Arôme confirment une bonne journée : des plafonds jusqu’à 4000 m, un vent raisonnable et des zones orageuses se développant dans l’après-midi. Néanmoins, aucune prévision météo n’avait prévu l’obscurcissement par les enclumes des Cb ardéchois l’après-midi dans le sud-ouest des Alpes !

Dès 12h, les premiers cumulus se forment autour de St Auban dans un ciel parfaitement bleu. Il faut donc partir rapidement.

Mon DG800 est prêt et je serai le premier à décoller de St Auban à 12h30.
Au passage du Ruth, la masse d’air est animée et les varios positifs se manifestent. Néanmoins, je choisis un « point de largage » (arrêt moteur du DG800) un peu plus éloigné vers la Bigue pour ne pas gêner les planeurs purs qui vont arriver dans l’ascendance, car les 4 remorqueurs sont à la tâche à St Auban.

Après la rentrée du moteur, long plané vers les crêtes de Liman où j’arrive vers 1700 m pour l’escalade du Blayeul : bonne confluence sur les crêtes des masses d’air chaudes montant de l’Est et du flux d’Ouest. Je quitte le Blayeul à 13h05 à 2900 m en route vers les 3 Evêchés que je franchis à 3300 m pour plonger dans la vallée de Barcelonnette et le grand Bérard, bien matérialisé par des cumulus. Je quitte la vallée à 3600 m vers le Nord et chemine par le Queyras et le col de l’Isoard. Le Chaberton est bien alimenté par la brise italienne et je poursuis vers le col d’Etache (2780 m) que je franchis à 3800 m ; il est 14h30. La décision de basculer en Maurienne est confortée par des belles matérialisations et un plafond généreux délivré dès la pointe de Ronce (nord du lac du Mont Cenis) à 4200 m.

Le col Carro (3149 m) est atteint à 15h à 3700 m. Et il faut se décider sur ce point clef entre la France et le val d’Aoste en Italie: je continue vers le Nord ou je reviens dans le sud ? Les matérialisations sont belles et le ciel sans voile, même si le sommet du grand Paradis (4060 m) est accroché.
Je décide donc de poursuivre vers le nord en me fixant un point de retour impératif à 16h. Il s’agit également d’éviter une infraction de survol dans le parc national italien du grand Paradis (mini 500 m sol), aussi je décale mon vol sur les crêtes vers l’ouest du val de Rhême et je traverse le val d’Aoste vers le mont Fallère (3060 m) très bien alimenté par la brise italienne du val d’Aoste montant de l’est. Le plafond à 3900 m’incite à poursuivre au nord-est dans le Valpelline vers la Suisse. Le Cervin (4480 m) est au bout de cette vallée, mais il est masqué par des nuages accrochés. Le mont Rose (4630 m) est dans le coton et le grand Corbin (4310 m) accroché lui aussi. Ces sommets à plus de 4200 m resteront inaccessibles.


La montée se poursuit vers le glacier des grandes murailles, atteint à 4000 m,à la dent d’Hérens, à 4 km du Cervin, qui ne pourra être contourné pour rester en VMC !



Il est 15h40, 250 km de St Auban, et le risque orageux dans le sud incite à la prudence et au demi-tour vers le sud.
Le Mont Blanc est à portée d’aile sur la droite plus au sud, et ayant une petite marge de 20 minutes, je décide par gourmandise d’aller profiter de la vue sur les grandes Jorasses et les glaciers du versant italien, le sommet étant au-dessus des cumulus. Ce qui me vaut un « point bas » à Courmayeur à 2900 m. Il est 16h00 et on commence à entendre à la radio que le sud se voile.






Par où revenir ? J’envisage un retour par le col du petit St Bernard, la vallée de la Tarentaise et les faces ouest des montagnes (Belledonne, Ecrins) qui devraient être bien ensoleillées et ventilées, mais les enclumes de Cb que je vois monter à l’ouest m’incitent à revenir par l’est.
Retour donc le long de la frontière franco-italienne et passage du col de l’Iseran à 3700 m à 16h40.
Descente rapide de la vallée de la Maurienne le long du parc de la Vanoise et passage du col d’Etache à 3400 m à 17h. On voit très bien les enclumes de Cb qui obscurcissent tout le sud-ouest des Alpes.
Je décide donc de rester sur l’est des montagnes et descend par le col de l’Isoard et le lac des 9 couleurs en limite de soleil. Il y a 4200 m de plafond et il est 17h30.

A partir de là, le ciel est très couvert, la convection faiblit et se pose la question de la rentrée à St Auban.  Même avec une finesse calculée de 26 pour rentrer, je ne peux pas franchir les cols nécessaires. Je conserve prudemment le local de Barcelonnette au cas où les Cb envahiraient le parcours et l’ouest vers St Auban.

Par chance, le « chapeau de gendarme » et sa crête au sud de la vallée, même dans l’ombre, permettent de cheminer sans trop descendre et passer le col d’Allos puis le col Caduc à 3200 m à 18h10. Je suis maintenant en local de St Auban et il fait très sombre. Un long plané direct me descend à 1700 m vers la corne de Lure à 18h40 où il reste une petite tâche de soleil mais les varios restent résolument négatifs … sauf en arrivant à proximité de la ZPA où je trouve par hasard un vario laminaire (+1, puis +2, +3, +4) : je suis tombé dans l’onde qui démarre bas puisque la convection est arrêtée par le voile épais. Montée au FL115, limite VMC et TMA de Marseille et petit tour vers St Christol.

Ce ne fut pas un vol de performance : selon la netcoupe, 5 pilotes dans les Alpes ce jour-là auront fait des vols plus longs, mais une belle promenade de 580 km à 83 km/h de moyenne, uniquement en thermodynamique, pas trop vite pour rester prudemment près des plafonds (les plafonds sont hauts, mais le sol aussi !), en cheminant en sécurité toujours en local d’aérodromes pour dégager en cas d’orage, et en surveillance des Cb. Les paysages grandioses des très hautes montagnes alpines, l’enchaînement des glaciers, des cols, des pics et des lacs d’altitude, les vallées isolées … tout ça remplira la mémoire pour les soirées d’hiver ou les jeudi d’atelier à Graulhet !

 

Christian Chabbert

 

Belle reprise d’après confinement !

Reprise réussie !

Comme tout le monde les vélivoles graulhetois attendaient de pouvoir reprendre leur activité préférée.

Si quelques conditions météo nous ont fait rager pendant le confinement , la nature nous avait quand même gardé quelques belles réserves pour cette remise en l’air.

Tout le monde a été immédiatement sur le pont dès les autorisations de reprise des vols annoncés. D’abord limités à 100 km du domicile, chacun a pu exploiter les 4 « coins » du cercle, de l’approche de la méditerranée aux abords de la Dordogne, des Pyrénées à Golfech tout le monde a optimisé, rageant parfois de ne pouvoir aller plus loin. Encore une fois la situation de Graulhet fut idéale, permettant de voler en local des aérodromes alentour, tout en faisant des circuits de plus de 400 km.

 

                                                                Le LS8 vu du LS6 en patrouille lors du périple de 660 km. 



Puis il y a eu la deuxième salve et, mère nature nous a gâté. Il y a eu le premier 700 km OLC fait au départ de Graulhet; puis il y a eu un petit vol vers Angoulême. Même les jours les moins bons, nos vélivoles sans doute inspirés par la période confinée, ont su planer et tirer quelques 300 km.
Ce vendredi et samedi, ont été un feu d’artifice pour le solstice d’été: 4 vols de plus de 500 km, et notamment 2 vols de 660 km allant de Graulhet vers Limoges et revenant faire un salut à nos amis du Gers avant de rentrer. Un beau travail en équipe qui plus est, avec des jeunes et moins jeunes prêts tôt le matin et motivés… Le planeur ça vous gagne, le grand vol à voile ça se gagne!!!

                                                                                                 Circuit de 660 km 



Pour ceux qui liraient ces lignes par hasard, je rappelle que nous parlons bien ici de planeur. Aéronef sans moteur se déplaçant au gré des ascendances, tels certains oiseaux migrateurs ou rapaces. 

Il y en a bien sûr eu pour tous, et ce fut une journée un peu historique pour le club. Les jeunes stagiaires qui eux aussi ont repris, peuvent rêver à de beaux objectifs futurs…
De beaux exemples de ce qu’il faut faire et bravo à tous d’adhérer.

Pourvu que cela dure, et entre tout encore une fois, la preuve que notre situation aérologique souvent exigeante laisse vraiment d’immenses possibilités, pour qui s’en donne les moyens…ce n’est donc qu’un début!

Patrice.

Aérobiodiversité


Il y a du nouveau sur l’aérodrome …

Anne Laure, Présidente du club avion qui a également délégation pour la gestion de l’aérodrome, est à l’origine d’une très belle initiative.
Nos aérodromes sont de véritables réserves vertes.
Un projet nommé « aérobiodiversité » a donc été proposé auquel se rallie avec grand plaisir l’ATVV et certains de ses membres dont Clara déjà très active.

 



Quoi de plus naturel quand on est vélivole et qu’on passe son temps à observer la nature pour mieux exploiter ce qu’elle nous propose. On l’observe bien sûr tête en l’air avec la hâte de rejoindre dans les ascendances rapaces, migrateurs, martinets et autres super vélivoles que nous imitons pâlement. On l’observe aussi bien souvent autour de nous en attendant en piste qu’enfin les ascendances arrivent ou quand au levé on aperçoit lièvre, chevreuil et autres habitants ou voisins…
Le vélivole sait combien il faut être patient mais comme c’est bon quand la nature délivre le meilleur.

Les sujets sont variés qui vont du comptage de diverses espèces ( chauves souris, insectes, oiseaux, mammifères, batraciens, etc), leur protection, jusqu’à l’identification de la flore locale, et elle est riche!
De nombreuses idées foisonnent, dont beaucoup à vertus pédagogiques.
Après l’installation de ruches par notre super apiculteur William jamais avares d’information sur ces petites bêtes, voilà donc une continuité logique et durable.

 



Belle idée qui plus est, permettant de générer de l’échange entre tous les intervenants. Belle idée encore qui permettra de sensibiliser nos plus jeunes ( mais pas que!!!) au respect de l’environnement.

Patrice.